Cet article présente quelques extraits, traduits en français, de l’enquête missiologique d’Albert Pilon sur le réveil parmi les Zoulous et la Mission Kwasizabantu, Is this genuine revival? (Est-ce un réveil authentique ?).

Table des matières :

Introduction

Cet article ne présente que quelques extraits. Pour en savoir plus, vous pouvez lire le livre d’Albert Pilon (en anglais), disponible en pdf : Is this a genuine revival.pdf

Vous pouvez également lire ma traduction en français du chapitre 10 de ce même livre, [KSB] Kwasizabantu évaluée en rapport aux caractéristiques des sectes.

Vous pouvez en apprendre plus sur les critères de détection des sectes et les mécanismes de manipulation à l’œuvre dans cet article : Sectes : petit guide critique

Chapitre 1 | Le réveil de Kwasizabantu comparé aux réveils dont il est issu

Le début du réveil

Extrait 1 (pages 31-32)

Fin 1966, Erlo Stegen se réunissait quotidiennement avec un certain nombre de Zoulous dans une étable pour prier. Ils croyaient que Dieu cherchait quelqu’un pour fonctionner comme un canal (channeling) pour leur parler. Ils ont d’abord pensé à Helen Mzila, mais il s’est avéré qu’elle n’était pas prête à le faire.1 Un jour, alors que tout le monde était priait ensemble, un vent puissant2 a commencé à souffler au milieu d’eux et l’étable a commencé à trembler3 4. C’est à ce moment que “l’Esprit de Dieu” est descendu (uthole uMoya) sur la femme zouloue Magasa (Hilda Dube). Elle a reçu le don des langues et est devenue la prophétesse zouloue de Stegen (umprofeti), que dès lors il consulterait toujours pour obtenir des conseils.

Stegen a dit à Redinger qu’il pouvait amener Magasa à entrer en transe, et a affirmé qu’à travers elle il pouvait approcher Dieu directement. Il voyait les transes comme la découverte majeure du réveil; à travers elles il recevait des réponses directes à toutes ses questions et donc qu’il était toujours complètement en lien avec la volonté de Dieu. Par conséquent, tout le monde devrait l’écouter. Ce cadeau qui fonctionnait au travers de Magasa lui aurait été accordé personnellement, afin qu’il ne s’égare pas.5

Extrait 2 (page 32)

Aucun de ceux présents n’a osé remettre en question le fait que les messages reçus par les transes de Magasa venaient bien de Dieu car elle était tenue en haute estime par Erlo Stegen.

Extrait 3 (page 32)

Erlo Stegen affirmait que l’expérience de la chaleur ou du feu intérieur était la dernière effusion du Saint Esprit avant le retour de Christ, qui se diffuserait sur le monde à travers lui.6 7 8

Extrait 4 (page 32)

Stegen est passé par un processus d’adaptation à la culture zouloue, qui accorde des priorités complètement différentes à l’utilisation des normes et des valeurs. Cela a créé un conflit avec l’éthique chrétienne9.

Extrait 5 (page 33)

Kwasizabantu est une communauté multiraciale avec une société de classes sous l’autorité de blancs assistés par un certain nombre de Zoulous éminents. Après cela, vient un groupe intermédiaire composé principalement de blancs. Au-dessous d’eux se trouvent principalement des Zoulous pauvres, qui sont généralement moins établis. Pour eux, la communauté est un tremplin entre le monde africain et le monde occidental.

La campagne publicitaire d’Erlo Stegen

Extrait (pages 34)

Erlo Stegen s’autorise aucun doute à propos des évènements surnaturels. Il affirme qu’à chaque heure du jour des centaines de païens arrivaient, spontanément et pleins de conviction de péché, pleurant de remords et plaidant pour le salut et qu’arrivant de près comme de loin ils venaient à Mapumulo pour écouter l’Évangile. “Il nous suffisant de sortir de la maison et de regarder, à n’importe quel moment de la journée, chaque jour de la semaine, il y avait toujours au moins cent ou deux cents personnes qui attendaient.”10

Stegen affirme : “Dieu avait allumé son feu qui se propageait à travers monts et vallées, de sorte qu’en une semaine, en une journée en fait, des milliers de personnes se sont converties. Cela s’est produit chez les Zoulous et les Xhosas en Afrique du Sud.11

Les personnalités du réveil

Extrait 1 (page 38)

Erlo Stegen exerce un contrôle absolu sur son mouvement et ne tolère aucune dissidence. Il refuse de rendre compte de ses agissements aux autorités ecclésiastiques de différentes églises qui lui reprochent un comportement autoritaire et trompeur, l’abus de pouvoir et le sectarisme.

Extrait 2 (page 39)

Erlo Stegen se considère comme le représentant infaillible de Dieu sur Terre, le plaçant dans une position inattaquable par toute critique.

Chapitre 2 | Une courte histoire de Kwasizabantu

Les prophétesses zouloues

Extrait 1 (page 43)

Stegen a construit les fondations spirituelles de Kwasizabantu avec un certain nombre de femmes zouloues. Leurs noms sont Magasa (Hilda Dube), Josephina Ntsibande et Helen Mzila. Elles étaient les prophétesses (umprofeti) qui formaient le “cercle intérieur” avec Stegen et étaient appelées mamas.

Extrait 2 (page 43)

Quatre enfants nés de leur mariage (Hilda et Josias Dube) qui ont joué un rôle à Kwasizabantu sont Jabulani, Thofozi (Lydia), Lindiwe et Sindi. Thofozi et Lindiwe devaient également rejoindre le “cercle intérieur” et ont reçu le même don de transe que leur mère.

Extrait 3 (page 44)

Quand Ntsibande a demandé une fois à Erlo Stegen pourquoi il priait si intimement avec Magasa seuls dans sa chambre, Stegen s’est mis en colère. Il a fait pression sur Ntsibande pour qu’il confesse son péché, mais n’était pas satisfait de ses aveux. Après cela, Stegen l’a forcé à divorcer de sa femme, ce que Ntsibande a refusé. Comme il résidait illégalement dans le pays, Stegen l’a dénoncé aux autorités.12 Suite à ça, Ntsibande s’est suicidé par pendaison durant la nuit dans la ferme Paardefontein (Mbalane).13

Les coéquipiers des origines

Extrait (page 45)

Quand la femme de Nathanael Ximba a posé des questions sur le comportement de Magasa, Erlo Stegen a voulu le forcer à divorcer de sa femme, ce qu’il a refusé de faire.14

Les années tumultueuses de 1967 à 1970

Extrait 1 (page 46)

Au départ […] chacun était autorisé à poser ses questions ou problèmes à Stegen, qui est entrait dans la chambre de Magasa, pour émerger un peu plus tard avec la réponse.

Extrait 2 (page 47)

Même le pasteur pentecôtiste David Du Plessis était extrêmement soucieux lorsqu’il a appris l’origine surnaturelle de l’inspiration à Mapumulo.15

Extrait 3 (page 47-48)

Milieu 1968, dix-huit mois après leur arrivée, Redinger, Ximba et Mbambo ont quitté Mapumulo, en raison de divergences de vues insurmontables. Stegen a intimidé Redinger et Ximba, suggérant qu’ils devraient se suicider comme Ntsibande.

Extrait 4 (page 48)

En 1966, Heinz Bartels a démissionné, incapable de continuer à suivre Erlo Stegencar il avait perdu toute confiance en lui.

En 1968, Abraham Williams est parti, après avoir fait remarquer à Stegen qu’il imposait la religion zouloue aux chrétiens. Stegen y a réagi avec colère.16

En 1970, Derryck Stone partit également. Il était préoccupé par les victimes du régime de Stegen et a essayé pendant un certain temps de jouer le médiateur entre elles et Stegen.17

Redinger a dit à Erlo Stegen que les blueskirts (un surnom pour les groupes sionistes, mêlant christianisme et animisme traditionnel en Afrique) recevaient le Saint-Esprit en obtenant une sensation de chaleur de l’intérieur (comme cela avait été le cas à Mapumulo). Mais Stegen a rejeté toute association avec les blueskirts en disant qu’ils étaient dans l’erreur, car son effusion du Saint-Esprit était la seule authentique.18

Évènements significatifs

Extrait 1 (page 50)

Au cours de la transaction financière (en 1990), 50 millions de rands ont disparu, sans trace dans les livres comptables.

Extrait 2 (page 50)

Aux alentours de 1988, Annelie du Preez a divorcé de son mari Kobus après qu’il ait exprimé des doutes sur Kwasizabantu.

Extrait 3 (page 50)

Tobie Vermaak, collaborateur d’Erlo Stegen, était colonel dans les services secrets sud-africains et directeur du département hearts and minds responsable de la propagande et de la manipulation.

Extrait 4 (page 51)

Quand l’une des gardes du corps a été remplacée par une qui ne répondant pas aux exigences de Thofozi, en 1997, elle a fomenté un complot pour la remplacer. Elle voulait se faire kidnapper et faire tuer la nouvelle garde du corps, Fikile Mkhabela. Le complot a échoué et la mauvaise garde du corps, Thobekile Mhlongo, a été blessée.19

[…]

Lorsque Barney Mabaso a voulu en savoir plus sur cette affaire, Stegen a pris Thofozi sous sa protection et a refusé d’autoriser un entretien.20 Ce qui est choquant, c’est que Stegen a ignoré la législation civile en ne signalant pas le complot violent de Thofozi aux autorités, alors qu’il exige des normes extrêmement élevées dans son mouvement. Quand Mabaso a continué de réclamer davantage d’ouverture, Stegen a tenté de nuire à sa réputation.

Chapitre 3 | Les formes africaines de chrétienté dans le sud de l’Afrique

Les mouvements sionistes africains

Extrait (pages 65-66)

Dans le cas de Stegen à Kwasizabantu, au début du réveil, des expériences chaleur ou du feu (dans le corps), de guérisons, de délivrances, d’exorcisme, de parler en langues, de rêves et de visions ont déferlé comme une avalanche.

Stegen a affirmé que l’expérience de la chaleur ou du feu était la dernière effusion de l’Esprit Saint avant le retour de Christ, qui se diffuserait sur le monde à travers lui.21 22 23

Lors des réunions, ce n’était pas la Parole de Dieu qui était prêchée, mais les visions, les rêves et les transes qui étaient plutôt expliqués. Tout le monde devait écrire ses rêves et les donner à Stegen pour qu’il puisse voir s’ils se réalisaient.24

Pour lui, les rêves de Thofozi avaient une valeur équivalente à la Parole de Dieu. Même si elle n’était encore qu’une enfant (14 ans), Stegen suivait en détail l’interprétation de ses rêves.25

Depuis l’apparition du livre de K.E. Koch à la fin des années 1970, chaque année des centaines d’adeptes étrangers viennent à Kwasizabantu pour examiner leur vie à la lumière du “réveil”. Plusieurs fois par an, Kwasizabantu organise des conférences auxquelles participent des centaines, voire des milliers de jeunes.

Les esprits ancestraux

Extrait 1 (page 68)

Dans la religion zouloue, les esprits ancestraux communiquent avec leur peuple, en particulier lors de crises, de maladie ou de décès dans la famille, au moyen de rêves et de visions, qui peuvent être interprétés par des devins (izangoma). En règle générale, les esprits utilisent les femmes comme un pont entre le monde visible et le monde invisible.26

Extrait 2 (page 68)

Dans la religion zouloue, lorsque l’adversité afflige une personne, cela signifie que les esprits ancestraux sont mécontents. La personne rend alors visite à un devin, dont le travail consiste à rechercher la cause et à l’aider à retrouver ses forces.27

Magie blanche : guérisseurs et devins

Extrait 1 (page 69)

Dans la religion zouloue, des petites choses inexplicables aux évènements importants, la maladie, l’adversité ou lorsque des signes apparaissent, les Zoulous se demandent qui est responsable. Ils recherchent continuellement des solutions auprès des guérisseurs (izinyanga) et des devins (izangoma).

Extrait 2 (page 70)

Chez les chrétiens sionistes africains, la prophétesse a les mêmes racines que l’isangoma, mais il s’agirait selon eux du Saint-Esprit et non des esprits ancestraux.

Conclusion du chapitre 3

Extrait (page 71)

Kwasizabantu a ses bases dans la foi chrétienne, mais dans un processus de rencontre avec la religion zouloue une théologie contextuelle a vu le jour et Stegen a infligé des dommages à l’Évangile. À travers le charisme de ses prophétesses zouloues, il est ouvert aux influences surnaturelles et à travers lui, ses adeptes.

Chapitre 4 | Analyse du phénomène surnaturel

Les transes

Extrait 1 (page 75)

Quand Erlo Stegen a vu qu’il obtenait du succès au travers des transes, il a consulté Magasa pour chaque décision à prendre.28

Extrait 2 (page 75)

Chaque jour, Stegen notait et exécutait les instructions révélées par les transes de Magasa.

Extrait 3 (pages 75-76)

Magasa et sa fille Lindiwe étaient capables par leurs transes de révéler qui était pêcheur et qui était pur.

Extrait 4 (page 76)

À Mapumulo, il n’y avait pas de secret sur les transes. Stegen les promouvait dans la communauté de Claridge et même bien au-delà. Chaque membre de la congrégation de Claridge était au fait des transes de Stegen et Magasa.

Lorsque Stegen s’est rendu compte plus tard que les transes n’étaient pas acceptées comme étant bibliques, il a délibérément laissé les nouveaux membres dans l’ignorance à leur sujet.

Extrait 5 (page 77)

La Commission de l’Alliance Évangélique Sud-Africaine, a déclaré en juin 2000 que Magasa (Hilda Dube) avait reçu de prétendus “messages de Dieu”, que Stegen considère comme authentiques et impose à sa congrégation. Pour la commission, cela est inacceptable et incompatible avec les normes bibliques.29

Des contacts avec des satanistes ?

Extrait (pages 78-79)

En 2010, Imbali Mxolo, 14 ans, une sataniste apparemment convertie (mais ayant toujours ses pouvoirs) a été utilisée pour identifier certains enfants de Kwasizabantu qui auraient pu être des satanistes, car elle était capable de les reconnaitre lors de rencontres sous la mer30.

Imbali était extrêmement vulgaire et coupable de blasphème. Malgré cela, Stegen et les tantes Thofozi Dube, Eunice Ngcamu, Jabu Majola et Phiwapi Shange écoutaient chacune de ses paroles. On lui a même demandé de parler devant le personnel, alors que je me demandais pour quelle raison ils la laissaient parler.

Même dans la nuit, certaines filles ont été réveillées de leur sommeil et accusées de “satanisme”. Aucun des enfants accusés n’a été autorisé à en parler à leurs parents. Certains enfants ont été traumatisés par l’énorme pression psychologique, la peur et la confusion. Il n’est pas surprenant que ces enfants quittent Kwasizabantu à la première occasion et que beaucoup quittent la foi chrétienne.

Lorsque j’en ai parlé à mon conseiller (Olsen), il a dit que les Occidentaux avaient beaucoup de mal à comprendre la manière africaine de faire les choses.

Lors de réunions spéciales dirigées par les tantes, Imbali Mxolo et Elaine Moodley, on interrogeait les participants : “Lequel d’entre vous a parlé à Satan récemment ?”

J’ai aussi été interrogé. Les tantes voulaient me forcer à admettre que je pouvais sentir des démons penchés sur mes épaules31.

Lors d’une autre réunion, on nous a présenté un homme qui était aux réunions depuis le début. C’était une éponge, quelqu’un qui avait eu une “expérience hors du corps”. L’éponge et les tantes Imbali et Elaine ont dit qu’ils se rencontraient régulièrement en dehors de leur corps.

L’éponge est allée se tenir devant moi ce soir-là, m’a regardé droit dans les yeux et a dit : “Je t’ai rencontré sous la mer en 2003.” Ma première réaction a été de rire et de le nier bien sûr, car en 2003 j’étais capitaine dans l’Armée du Salut.

J’ai dit aux tantes : “vous pouvez me faire comparaitre devant la chorale (la chorale des coéquipiers joue le rôle de tribunal) et laisser le Saint-Esprit révéler la vérité, parce que je n’ai rien à cacher”.

Les accusations contre moi ont persisté et j’ai été renvoyé de la chorale pour “réfléchir à ma vie”. Il est devenu de plus en plus clair pour moi que les “tantes” étaient fausses, changeant de couleur comme des caméléons. Mon monde s’est effondré et je me suis demandé s’ils étaient vraiment en contact avec le Dieu chrétien.

J’étais prêt à confesser mes péchés, mais comment prouver que je n’avais rien à voir avec les rencontres sous la mer ?

Je suis convaincu que Thofozi tire les ficelles à Kwasizabantu. Avec les “tantes”, elle révèle toutes sortes de secrets. Les gens sont tellement aveuglés qu’ils ne voient pas quel est le pouvoir qui lui a donné cette autorité.

La débâcle de Kranskop

Extrait (pages 80-81)

En 1975, lorsque Mabaso a amené son fils Simanga, il a vu comment Lindiwe a perdu connaissance et est tombé en transe et a révélé les péchés des tout-petits et des enfants. Erlo Stegen notait soigneusement tous les détails.

À titre de punition, les enfants ont été battus violemment par Arno Stegen, Thofozi et Lindiwe; en fait, ils ont été battus jusqu’à ce qu’ils saignent.32 33 34

Thofozi a même pris des tout-petits de 3 et 4 ans et a placé leur main sur le poêle pour qu’ils sentent à quel point l’enfer est chaud.

Avant le passage à tabac, Stegen a forcé les enfants à prier puis à ensuite dire merci pour la punition. Les enfants ont été tourmentés pendant des jours et n’ont été autorisés à partir que lorsque Lindiwe avait donné sa permission, en transe.

Neuf victimes ont accepté de témoigner à ce sujet (voir annexe). Certains portent littéralement les cicatrices à ce jour, et d’autres souffrent encore de stress post-traumatique de l’horreur de Stegen, 30 ans plus tard.

Presque toutes les victimes ont rejeté la foi chrétienne.35

Les châtiments corporels inhumains se sont poursuivis parmi les écoliers au moins jusqu’au début des années 1990.36

Jusqu’à il y a peu de temps, les dirigeants et les conseillers conseillaient aux hommes de battre leurs femmes et leurs enfants lorsqu’ils étaient désobéissants.37

Le mariage à Kwasizabantu

Extrait 1 (pages 83-84)

Quiconque veut se marier avec la bénédiction de Kwasizabantu doit passer par le leader, qui a interdit les mariages mixtes. S’il donne son autorisation pour un mariage, ce n’est qu’à ce moment que les parents sont informés et une réunion de fiançailles suit immédiatement, Stegen se tenant entre les candidats au mariage pour indiquer qu’ils ne sont pas encore un.

Le futur couple ne s’assoit pas l’un à côté de l’autre, ne se tient pas la main et il n’y a pas de baiser après les fiançailles. Avant leur mariage, les “amoureux” ne sont pas autorisés à faire connaissance ou à se rencontrer.

Ils ne sont autorisés à se voir qu’en présence des dirigeants, pour la préparation de la lune de miel et de la maison et autres choses pratiques.

Le mariage a lieu peu après afin de protéger les jeunes de la tentation. Kwasizabantu pense que de cette façon on peut garantir la pureté sexuelle.

Extrait 2 (page 84)

Dès le plus jeune âge, il est interdit aux enfants de communiquer avec le sexe opposé. Dans les écoles de Kwasizabantu, les transgressions sont sévèrement punies. Ce code de conduite est si important qu’après les vacances scolaires, les filles zouloues sont inspectées pour voir si elles sont encore vierges.38

Extrait 3 (page 84)

De l’autre côté, Stegen pousse au divorce quand l’un des époux a des doutes sur la Mission.

Extrait 4 (page 85)

Aux alentours de 1988, Annelie du Preez a divorcé de son mari Kobus après qu’il ait exprimé des doutes sur Kwasizabantu.39 40

D’anciens membres qui ont témoigné devant la Commission de l’Alliance Évangélique Sud-Africaine ont rapporté qu’ils n’avaient pas été autorisé à épouser la personne qu’ils aimaient mais avaient été contraints d’épouser quelqu’un d’autre.41

Plusieurs fois des femmes ont été encouragées à divorcer si leurs maris ne se soumettait pas aux dirigeants.42

Plusieurs fois des demandes en mariage n’ont pas été transmises aux femmes concernées et on a fait croire aux prétendants qu’elles avaient dit non.43

À une femme on a refusé de révéler l’identité de l’homme qui la demandait en mariage et on lui a dit qu’elle devait se marier “aveugle”. Pendant quarte ans Friedel Stegen a insisté pour qu’elle considère la demande de cet homme, toujours sans lui révéler son identité.44

Erlo Stegen s’est furieusement opposé aux jeunes membres qui voulaient se marier dans le style Kwasizabantu mais dans une église locale, car il considérait cela comme son droit exclusif. Ils a dit aux parents de les renier si leurs enfants ne se “convertissaient” pas.45

On a demandé à des enfants de quitter leurs parents s’ils ne suivaient pas “la voie” de Kwasizabantu.46

Extrait 5 (page 86)

Les relations entre mari, femme et enfants sont exposées à un danger grave. Les parents et les enfants, le mari ou la femme ne peuvent pas se parler des questions confidentielles qui les occupent mais doivent s’en référer à un pasteur.

Les conseillers “examinent” les problèmes familiaux avec chacun individuellement, afin que chacun vive dans la peur qu’un membre de leur foyer parle d’eux.

Le mari et la femme ne dépendent pas l’un de l’autre : entre eux se trouve le conseiller. De même, les enfants ne font pas confiance à leurs parents pour leur direction et leur protection.

Extrait 6 (page 86)

Plusieurs filles ont été forcées par des conseillers à pratiquer des actes sexuels. Par la suite elles ont été considérées comme des prostituées.

Une autre fille a été violée par un garçon du mouvement et c’est elle qui a été déclarée coupable.

Un autre agresseur avait régulièrement eu des relations sexuelles avec une jeune femme. Lorsqu’elle a dit qu’elle envisageait d’en parler à un conseiller, il l’a étranglée à mort.47

Extrait 7 (page 87)

Les naissances hors mariage sont également généralement imputées aux femmes. Les dirigeants blâment les femmes et laissent les hommes à l’abri des regards48 (cf. le cas de Dieter Stegen49).

Malheureusement, les victimes ne sont pas crues. Si quelqu’un questionne les dirigeants sur le comportement des hommes, la réponse est : “Pourquoi posez-vous cette question ? Si Dieu a pardonné à un frère, il est terrible que vous ne pardonniez pas”.

Conclusions sur la sexualité et le mariage

Extrait 1 (page 87)

La pression morale à travers l’exigence de pureté et de sainteté est si grande que les transgressions sexuelles sont cachées comme si elles ne s’étaient jamais produites. Et au lieu de punir les transgresseurs, les victimes sont blâmées et généralement expulsées du mouvement.

Extrait 2 (page 87)

La façon dont un garçon et une fille doivent se marier est l’une des doctrines sacrées de Kwasizabantu. Quiconque soulève des objections est excommunié. Cela vaut tant pour les candidats au mariage que pour leurs parents. Toute tentative de changer ce point de vue est considérée comme un piétinement de la doctrine et de la tradition sacrées du mouvement.

Extrait 3 (page 88)

L’obéissance à Kwasizabantu vient avant l’obéissance à la Parole de Dieu.

Conclusion du chapitre 4

Extrait 1 (page 88)

À Kwasizabantu, notions et influences de la religion traditionnelle et d’autres idées surnaturelles sont mélangées.

Extrait 2 (page 88)

Ce qui est clair, c’est que Stegen a délibérément lié son leadership spirituel au charisme de ses prophétesses zouloues.

Extrait 3 (page 89)

D’innombrables vies ont été ruinées par les interventions du leader dans le mariage, la famille et la vie amoureuse des jeunes. De cette façon, Stegen exerce une énorme pression pour maintenir le mouvement sous contrôle.

Chapitre 5 | Test de la propre historiographie de Kwasizabantu au regard de nouvelles sources

Critique du livre Réveil parmi les Zoulous de Erlo Stegen

Extrait 1 (page 101)

À la question de savoir si Redinger, Ximba et Mbambo, coéquipiers dès le début, ont vu des centaines de Zoulous ou Xhosa se convertir, ils ont tous répondu à l’unanimité :

“Parfois, nous avons vu 10 ou tout au plus 20 Zoulous qui s’étaient présentés. D’autres ont été récupérés avec le Land Rover de Stegen. Peut-être que certains d’entre eux ont eu une conversation spirituelle avec Stegen, mais personne n’est au courant d’une conversion permanente.”

Quand j’ai demandé à Ximba si c’était vraiment vrai, il a répondu: “Est-ce que vous les avez déjà vus ces gens ?”

Extrait 2 (pages 101-102)

Personne ne se souvenait de la conversion d’une sorcière en 1966. On connaissait seulement la sorcière Phontsekile de Cibini, qui avait une école de formation pour sorcières. Elle s’était convertie en 1960 pendant l’évangélisation par Stegen mais n’a joué aucun rôle dans le réveil de 1966 et n’a jamais eu de contact avec les prophétesses zouloues de Stegen.

Extrait 3 (page 102)

Déjà au début, personne n’était en mesure de vérifier les histoires. De plus, Stegen ne tolèrerait aucune question. Toute personne qui posait des questions était immédiatement considérée comme un adversaire.50 51 52 53

Extrait 4 (page 103)

Lorsque Maritz a demandé de parler à quelqu’un qui avait personnellement vécu un miracle, les dirigeants ne l’ont pas accepté.54

Critique du livre Dieu parmi les Zoulous de K.E. Koch

Extrait 1 (page 103)

Plusieurs témoins des faits remettent en cause les affirmations de Koch.

Extrait 2 (page 104)

La réponse de Koch était étonnante : “il était normal qu’un auteur ajoute ou omette des choses”, a-t-il affirmé.55

Extrait 3 (page 104)

Dans la seconde édition certains faits sont retirés.

Extrait 4 (page 105)

Anna Gretha, une fille paralysée, a prétendument été guérie : les aides de Stegen l’ont relevée et fait faire quelques pas. Mais le lendemain elle ne marchait toujours pas.

Extrait 5 (page 105)

Malheureusement, les témoins oculaires ne se souviennent de rien de tout cela (prétendue guérison d’un aveugle). Ils se souviennent ce jour-là de la prière de Stegen pour le père aveugle d’Alpheus Mdlalose. On a prié pour lui à huis clos (à côté de la salle de réunion).

Lorsque des applaudissements ont été entendus, tout le monde dans la salle a pensé que l’homme était guéri. Mais il est parti comme il est venu : avec un bâton dans la main, conduit par un garçon.

Extrait 6 (page 105)

Vers l’an 2000, Redinger a pris contact avec Martin Stegen, pensant au départ qu’il pouvait se souvenir des noms de trois aveugles supposément guéris. Suite à un nouvel interrogatoire de Redinger, qui souhaitait rendre visite à ces personnes, il a répondu qu’il ne pouvait se souvenir que d’un seul, puis finalement d’aucun.56 57 58

Vérification du nombre de personnes assistant aux rencontres en Afrique du Sud

Extrait 1 (pages 105-106)

Erlo Stegen a dressé des listes fictives avec des coéquipiers et des besoins, afin de récolter de l’argent auprès des églises et des institutions. Il était capable de tout quand il voulait de l’argent. Parfois, Stegen mettait en place de longues listes de supposés lieux de prédication en essayant de réunir de l’argent et n’a pas dit la vérité.59

Extrait 2 (page 106)

Cependant, Mabaso s’est progressivement rendu compte que tout ça n’était pas vrai. A cette époque, sa congrégation ne comptait pas plus de 40 membres (dont 5 hommes). Mabaso était convaincu qu’au moindre soupçon de contradiction, Stegen ne le tolèrerait plus.60

Extrait 3 (page 106)

Il était plutôt surpris de ne voir que 20 personnes. Du Preez a expliqué que tous ceux qui étaient venus étaient là. Le soir même, j’ai cherché Stegen pour le consulter sur quelque chose. Soudain, j’ai entendu sa voix depuis la chambre des mamas et je me suis arrêté dans le couloir pour écouter. Je l’ai entendu crier: “Nous avons un grand nombre de personnes présentes !” Il voulait que Robert Mäder, un coéquipier qui séjournait en Suisse à l’époque, pense qu’il y avait beaucoup plus de visiteurs que la normale.61

Vérification du nombre de personnes assistant aux rencontres en Europe

Extrait (page 108)

Sa tactique était de simuler un réveil. Mais le nombre total de membres ou de participants réguliers en Europe un dimanche n’est pas supérieur à 1 500.

Conclusion du chapitre 5

Extrait (page 110)

Certains évènements ne sont pas reconnaissables si les noms ne sont pas donnés. D’autres évènements, tels que ceux d’Helga Hirth, auront une base de vérité. Mais de nombreuses questions sont restées sans réponse.

Les questions qui, quoi, où, quand et combien sont mal répondues par Koch. Des expressions comme “dans un village éloigné” et “beaucoup sont venus à la foi” sont trop vagues. C’est comme si l’auteur voulait raconter une histoire heureuse mais voulait aussi empêcher quiconque d’essayer de la vérifier.

Les grands nombres mentionnés dans les publications de Kwasizabantu égalent presque ceux de la Pentecôte dans le livre des Actes. Aucun des témoins dans les livres n’est représentatif des milliers de personnes anonymes qui auraient été converties ou auraient vécu un miracle.

La base documentaire de l’historiographie officielle de Kwasizabantu est ainsi construite sur des fondations fragiles.

Tout comme les églises indépendantes africaines, Kwasizabantu a une riche tradition héritée de miracles et de guérisons. Lorsque de telles histoires sont écrites bien après le temps où elles sont censées s’être passées, elles ne peuvent pas être interprétées comme des faits historiques objectifs.

Pour les adeptes, la recherche de la vérité n’est pas la chose la plus importante mais l’appartenance au groupe. Pour eux, les histoires remplissent une fonction essentielle dans la création et le soutien d’une nouvelle conscience de groupe et renforcent l’unité du groupe.

Chapitre 6 | Analyses de prédications

La confession des péchés

Extrait (page 113)

Cette affirmation a une valeur émotionnelle négative, car les croyants sont constamment préoccupés par eux-mêmes. Avec la déclaration : “Le monde est entre nos mains”, Stegen place fermement la responsabilité du côté des croyants, provoquant à nouveau des sentiments de culpabilité. Les croyants se retrouvent dans un cycle sans fin de confession des péchés.

Le mariage

Extrait (page 116)

Les deux sexes doivent rester complètement séparés jusqu’au mariage. C’est-à-dire que les jeunes hommes doivent autant que possible rester à l’écart des filles et vice versa.

L’inspiration par une vision

Extrait (page 119)

Dans sa vision, Thofozi devait faire tout son possible pour mériter le paradis. Cette vision est l’un des piliers les plus importants du message du salut par les œuvres de Stegen. En conséquence, des conditions préalables sont posées à la justification et à l’expiation. L’individu humain devient celui qui prend l’initiative de sa rédemption. On pourrait donc dire qu’il existe des idées arminiennes extrêmes à Kwasizabantu.

L’autorité d’Erlo Stegen

Extrait (page 120)

Stegen pense qu’il est un homme de Dieu qui doit prononcer un jugement contre ceux qui sont “morts”. Stegen prie pour que ceux qui sont “morts” soient emportés et disparaissent.

Aucune critique n’est tolérée

Extrait (page 122)

Il lie indissolublement “servir le Seigneur” à Kwasizabantu. Quiconque critique les chefs prend “le sacrifice de l’autel” et ne peut plus donner de conseils “divins”. Divin signifie suivre la ligne Kwasizabantu. Quiconque quitte Kwasizabantu a subi un naufrage et devient spirituellement stérile.

Conclusion du chapitre 6

Extrait (page 122)

Kwasizabantu se considère comme le seul et exclusif moyen de servir Dieu. Stegen se considère comme un homme de Dieu qui exige un respect absolu. Il porte un jugement sans aucune pitié. Avec sa prédication contre le péché, il charge constamment les gens de sentiments de culpabilité, qui se retrouvent dans un cycle sans fin de confession des péchés. L’être humain devient ainsi le preneur d’initiative dans sa propre rédemption. On peut dire que c’est une forme extrême d’arminianisme.

Chapitre 7 | Aspects théologiques de la doctrine

Introduction du chapitre 7

Extrait (page 123)

En général, il est vrai que Kwasizabantu est plutôt réticente à publier des confessions de foi écrites.

Le model organisationel

Extrait (page 125)

Mais personne ne sait comment le modèle organisationnel est structuré et pourquoi une personne est membre d’un cercle particulier et combien de temps cette personne sera membre. Il s’agit d’une situation “fluide” et le rang et le rôle exacts de chaque coéquipier sont déterminés exclusivement de manière surnaturelle.

Conclusion sur le model organisationnel

Extrait (pages 127-128)

Stegen ne peut pas s’entendre avec les ministères bibliques parce qu’il les voit comme une menace à son inspiration surnaturelle. Le “cercle intérieur” ainsi que d’autres postes élevés sont occupés principalement par des femmes (notamment Eunice Ngcamu, Busisiwe Hadebe, Thofozi Dube, Jabu Majola et Phiwapi Shange). Elles dirigent le mouvement avec Stegen.

Dans l’église chrétienne, dès le début, les anciens et les diacres ont été élus.

Kwasizabantu pendant les bouleversements politiques

Extrait 1 (page 128)

Stegen, terrorisé par le communisme62, a commencé à travailler avec le régime de l’apartheid et le parti pour la liberté d’Inkatha de Buthelezi.63 64

Extrait 2 (page 129)

Stegen a abandonné la non-violence et a créé un commando de défense du nom de G8, qui a maintenu de nouveaux liens avec le renseignement militaire. Il était composé de Blancs et de Zoulous, hommes et femmes. Certains avaient un grade dans l’armée de réserve. Ils ont été formés à l’utilisation d’armes semi-automatiques et automatiques. Le commando de défense a dispensé des cours d’autodéfense à d’autres coéquipiers et a offert une protection aux VIP de Kwasizabantu. Kwasizabantu avait également à sa disposition des dépôts d’armes secrets.65

La recherche du Saint Esprit par Erlo Stegen

Extrait 1 (page 130)

Dans la période qui a suivi le réveil de Maphumulo, Stegen a essayé différents types de méthodes charismatiques.

Extrait 2 (page 131)

Après le réveil, Magasa est devenu le principal moyen d’aider les candidats (à l’entrée dans Kwasizabantu). En transe, elle indiquait en détail les péchés dont la personne n’était même pas au courant et qui devaient encore être confessés.

Extrait 3 (page 131)

Quiconque n’avait pas ressenti de chaleur ou de feu n’avait pas encore avoué tous ses péchés. La conséquence était que tout le monde avait peur de Stegen. Il prétendait avoir reçu la tâche spéciale avec ses coéquipiers de faire connaître “la dernière effusion du Saint-Esprit”, comme il l’appelait, dans le monde entier.

uMoya et le parler en langues à Kwasizabantu

Extrait 1 (page 131)

Les Zoulous ont été arbitrairement sélectionnés pour la réception du “Saint-Esprit”. Personne ne savait pourquoi ni quand ils seraient sélectionnés. La notification d’un coéquipier était suffisante. Alpheus Mdlalose, Michael Gubane, Mandla Mvu et Thofozi Dube sélectionnaient les candidats.

Les candidats devaient s’agenouiller en groupes de 5 à 10 personnes, après quoi des coéquipiers leur ont imposé les mains. Ils ont ressenti une sensation physique de chaleur ou de feu ou ont hurlé quand uMoya est tombé sur eux. Ce rituel s’est déroulé en secret et a été caché aux coéquipiers blancs.66

Extrait 2 (page 131)

Cette “consultation de Dieu” se produit hors de la vue de la congrégation, derrière des portes closes, afin que personne ne puisse voir ce qui se passe.

Conclusion sur l’inspiration d’Erlo Stegen

Extrait (page 133)

La question est, pourquoi Stegen pourrait-il parler des mots qu’aucun humain ne saurait prononcer ? La réponse est qu’ils ne viennent pas du Dieu chrétien et ce qu’il dit, il n’a pas entendu dans le ciel.

La prière

Extrait (page 134)

Stegen a toujours dit: “Vous pouvez prier autant que vous le souhaitez, mais à cause de vos péchés non confessés, la prière ne dépassera pas le plafond”.67

Il voit un danger dans la prière commune parce que les gens partagent ensuite leurs expériences les uns avec les autres. Pour la même raison, il rejette la mise en place des soirées de discussion ou des études bibliques en groupe. Si l’on ne s’adresse qu’au conseiller pour des questions et des prières, l’organisation détient toutes les informations.

Le Réveil

Extrait 1 (page 135)

Lorsque le réveil de Kwasizabantu est examiné en détail, il ne reste que des histoires pour les gens qui veulent y croire. Le “réveil” de Kwasizabantu ne peut pas être concilié avec la compréhension du réveil qui est acceptée parmi les chrétiens.

Extrait 2 (page 135)

Puisque Stegen se conforme superficiellement à la théologie chrétienne, pour les croyants européens il est difficile de reconnaître l’influence de la tradition zouloue sur les habitudes du mouvement de réveil, d’autant plus qu’ils considèrent ces habitudes comme le résultat du réveil et conformes à la volonté de Dieu. Le cœur de ce soi-disant réveil se situe en dehors de la spiritualité chrétienne.

uMoya à Kwasizabantu

Extrait 1 (page 135)

La rencontre entre Stegen et ses prophétesses a conduit à un enchevêtrement de la foi chrétienne et de la religion zouloue.

Extrait 2 (page 136)

L’aide de Magasa pour exposer les péchés passés de gens est une indication claire de l’utilisation de magie. Cela ne peut pas être accepté comme normal dans l’expérience chrétienne de la foi.

La Bible ne laisse aucune place à une pluralité de sources d’inspiration. La foi chrétienne ne permet aucun compromis et repose sur des vérités chrétiennes inviolables et uniques. Les transes doivent être rejetées avec force comme étant non bibliques.

Avertissement

Texte complet (page 136)

Des chrétiens d’horizons différents qui cherchaient un réveil depuis de nombreuses années se sont trouvés profondément impressionnés par Stegen et ont rejoint son mouvement. Ils étaient convaincus de l’authenticité du “réveil” en raison des histoires de miracles, qu’ils n’avaient jamais réellement vues, et de la manière particulière dont ils étaient traités (bombardements d’amour). En conséquence, ils ont perdu leur capacité à penser de manière critique, ont perdu leur objectivité et se sont ouverts à la manipulation. Peu à peu, le Saint-Esprit en eux s’est éteint, ils n’ont plus été corrigés et leur conscience s’est déformée.

Chapitre 8 | L’effet de la communication du message chrétien

Introduction du chapitre 8

Extrait 1 (page 137)

L’hypothèse que Kwasizabantu est née d’un pur réveil biblique et s’est ensuite écartée de la vérité biblique est incorrecte.

Extrait 2 (page 137)

Se sont-ils laissé séduire loin de la vérité biblique et devenus complètement aveugles ?

La confession des péchés

Extrait 1 (page 141)

Le résultat est que les croyants se sentent coupables et obligés de traquer leurs péchés et de les confesser. Pour Kwasizabantu, le péché est en premier lieu de ne pas suivre les instructions des dirigeants. Pécher contre les dix commandements arrive en deuxième position. Chacun est appelé à confesser les péchés commis à ses conseillers. L’accent mis sur la confession des péchés conduit à la conviction que quiconque pèche perd son assurance du salut et doit revenir au Christ. Le croyant se sent émotionnellement séparé du Christ et n’est donc plus un enfant de Dieu.

Extrait 2 (page 141)

“Marcher dans la lumière” avec le conseiller et être complètement transparent devant lui est plus important pour que d’être né de nouveau. Les croyants ont ainsi une connaissance insuffisante de Dieu et sont en contact inadéquat avec lui.

Extrait 3 (page 141)

Les péchés devaient être confessés aussi rapidement que possible à cause d’une possible rencontre avec Jésus-Christ à tout moment.

Le don de la grâce

Extrait 1 (page 143)

Par la confession du péché lors des séances de conseil, le pardon est reçu, mais la grâce ne dure que jusqu’au prochain péché.

Extrait 2 (page 143)

Obtenir l’approbation du conseiller et avoir la paix à ce sujet est la chose la plus importante.

Extrait 3 (page 143)

“Je n’avais aucune notion de la grâce. Pour moi, Dieu était le juge strict, prêt à me juger si je faisais une erreur.”

La justification par la foi

Extrait 1 (page 144)

Le concept de justification par la foi en Christ de la Lettre aux Romains est complètement ignoré par Stegen, car il supprimerait le fondement le plus important de sa doctrine : à savoir la confession persistante des péchés en conseil.

Extrait 2 (page 145)

Stegen célèbre les vertus des Zoulous traditionnels, dont il considérait que la moralité était bonne et qui seraient irréprochables. Il considère les bonnes qualités de la religion zouloue comme une sorte “d’Ancien Testament”, pour ainsi dire, complété par des règles que “Dieu lui a montré à travers le réveil”. Les croyants cherchent à plaire à Dieu par leur propre justice et à placer ainsi consciemment ou inconsciemment leur espérance en eux-mêmes.

La croyance en la Parole de Dieu

Extrait (page 146)

La foi se concentre principalement sur la figure de leadership de Stegen en tant qu’homme utilisé par Dieu. Il est le grand intercesseur et chef de file, le Moïse qui conduit ses disciples hors du péché du pays d’Égypte et les amène à la Terre promise. Ils sont sauvés en croyant en l’évangile exposé par Stegen et en suivant la voie qu’il indique. Quiconque s’éloigne du “chemin”, Stegen l’envoie directement en enfer.

La volonté de Dieu

Extrait 1 (page 147)

Les adeptes de Stegen ne savent jamais avec certitude quelle est la volonté de Dieu, seulement Stegen et les conseillers, et ceux qui la connaissent des prophétesses zouloues.

Extrait 2 (page 147)

Lorsque les conseillers ne sont pas d’accord avec un croyant, ils lui font ressentir de manière subtile. Le conseil est alors: “Prie encore, reviens plus tard et dis-moi ce que Dieu a dit.” Cela arrive si souvent que la personne présume ce que le conseiller attend de lui.

Extrait 3 (page 147)

Grâce aux conseils, les adeptes de Stegen sont ramenés psychologiquement au niveau de l’enfant, de sorte qu’ils ont à nouveau besoin de “l’aide des parents” et doivent tout demander.

Extrait 4 (page 147)

“Je n’avais aucune confiance en ce qui me semblait bien. Cela a conduit à une dépendance malsaine à l’opinion des dirigeants qui eux connaissaient la volonté de Dieu.”

Extrait 5 (page 148)

Ce n’était la volonté de Dieu que si elle s’accordait avec leur volonté.

Le conseil spirituel

Extrait 1 (page 148)

Les conseillers sont le point de contact central pour les membres de la congrégation. Pour la prière, les besoins et les questions, etc., ils doivent contacter le conseiller. Les dirigeants ont mis en place un réseau de conseillers qui sont en contact étroit avec eux. Les dirigeants et les conseillers exercent leur autorité sur la vie des membres, leur donnent subtilement des conseils sur le choix du mariage, de l’éducation, du travail et influencent le cours de leur vie.

Ils traitent du passé et de l’avenir du croyant : les péchés commis doivent être confessés et chaque décision doit être priée avec eux. Chaque membre doit avoir un conseiller à qui il “peut” confesser ses péchés. Dieu ne répondra aux prières et n’interviendra ou ne guérira que si tous les péchés sont confessés.

Extrait 2 (pages 148-149)

Si un conseiller n’est pas satisfait de quelqu’un, alors il peut le mettre sous pression pour que la personne se souvienne de péchés.

Extrait 3 (page 149)

De temps en temps, quelqu’un est envoyé chez le conseiller pour avouer des péchés dont l’intéressé n’a absolument pas conscience. La victime doit emprunter un chemin d’humiliation profonde : arrête de travailler et va confesser son péché à tout le monde.

Extrait 4 (page 149)

Kwasizabantu ne tolère pas la possibilité que quelqu’un puisse être conduit par Dieu en dehors de la médiation des conseillers. Sans s’en rendre compte, les croyants se retrouvent lentement sous observation mentale. Ils deviennent également complètement dépendants psychologiquement du conseiller en gagnant sa faveur (et celle de Dieu) à maintes reprises afin d’être sûrs qu’ils sont toujours sur la bonne voie. Les informations confidentielles qui servent les intérêts du mouvement doivent être transmises aux dirigeants par les conseillers.68

Extrait 5 (page 149)

Il n’était pas question de prier ouvertement les uns avec les autres.

Extrait 6 (page 150)

Le théologien T. Visser, qui a fait des recherches sur la prise de conscience du péché dans les réveils de George Whitefield, John Wesley, Jonathan Edwards, Charles G. Finney et Erlo Stegen, est parvenu à la conclusion suivante: le conseil et demander pardon pour tout mal fait dans le passé, est une caractéristique propre à Kwasizabantu. Ces facteurs n’ont pas joué de rôle dans les autres réveils.

Conclusion du chapitre 8

Texte intégral (page 151)

La distance entre le pasteur (le clergé) et le laïc rappelle la période pré-Réforme. En souscrivant à ce point de vue, Kwasizabantu se retourne précisément opposée au point de départ de la Réforme : le sacerdoce universel de tous les croyants.

Questionnaire

Extrait 1 (page 151)

Le questionnaire révèle que la prédication légaliste fait craindre la transgression et la punition.

Extrait 2 (page 152)

La combinaison du légalisme rigide, du perfectionnisme et du mysticisme est comme le gravier, le sable et le ciment formant un béton dur et solide. Le dieu de Kwasizabantu est un dieu fait de mains d’hommes.

Extrait 3 (page 152)

Les concepts bibliques clés ont été modifiés par Kwasizabantu et sont contraires à l’Évangile. Cela s’applique à la confession, au pardon, à la grâce, à la justification, à l’interprétation de la Bible, à la volonté de Dieu, au service pastoral… Lorsqu’un terme biblique reçoit un sens non biblique, le résultat inévitable sera une vision non biblique de Dieu. Dans de tels cas, les “termes bibliques” donnent une impulsion pour s’égarer et séduire.

Chapitre 9 | Fondations théoriques des sectes

Dans ce chapitre, l’auteur passe en revue quelques critères d’identification des sectes.

Vous pouvez en apprendre plus en lisant cet article : Sectes : petit guide critique

Chapitre 10 | Kwasizabantu évaluée en rapport aux caractéristiques des sectes

Lisez l’intégralité du chapitre 10 : [KSB] Kwasizabantu évaluée en rapport aux caractéristiques des sectes

Chapitre 11 | Expériences personnelles

Retour à la société

Extrait (page 206)

Même si quelqu’un a tourné le dos à un mouvement comme celui-ci, il est loin d’être libre de l’influence asservissante sur sa pensée. Il doit passer par un processus douloureux de rupture d’habitude avant d’être vraiment libre.

Conclusion du chapitre 11

Extrait 1 (page 206)

Le réveil de Kwasizabantu a laissé une trace de destruction et de dévastation dans son sillage : êtres humains brisés, divorces, violences spirituelles et physiques, passages à tabac, catastrophes financières, etc.

Extrait 2 (page 207)

Stegen est tout sauf un grand homme : c’est un grand acteur jouant le rôle d’un grand homme.

Extrait 3 (page 207)

J’en suis venu à la conclusion qu’une personne peut être entraînée vers le mal au nom du Seigneur Jésus-Christ. Il y a plus qu’assez d’exemples de cela dans l’histoire de l’église !

Annexe 3 | Témoignages de victimes ou de leurs parents

Témoignage du père n°3

Texte intégral (page 228)

Smanga, le fils de Mabaso, avait 3 ans et demi quand il a été appelé à Kranskop. Lorsque Mabaso l’a déposé à Kranskop, il a vu Lindiwe perdre connaissance et entrer en transe, parlant zoulou. Ses déclarations ont été soigneusement écrites par les Stegens.

Tous les enfants ont été battus pour les libérer des mauvais esprits. Smanga aussi, mon fils, n’a pas échappé aux brutes. Il a été battu et plus tard, il n’a plus voulu suivre le Christ.

Barney Mabaso estime que 99% des enfants qui ont été appelés à Kranskop ne sont plus chrétiens aujourd’hui. Thofozi, Arno, un fils de Friedel Stegen et à l’époque encore adolescent, ont battu les enfants jusqu’à ce qu’ils saignent.

Témoignage de la jeune femme n°1

Extrait (page 230)

Un jour en particulier, les enfants se sont vu proposer une sortie à la plage. Ils sont partis voiture. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’ils reviennent. Peut-être seulement deux heures après. Lorsque les enfants sont sortis de la voiture, ils étaient misérables et en larmes.

Un garçon est venu vers moi et s’est tenu à côté de moi et m’a dit: “Nous n’avons pas le droit de parler mais remonte ma chemise”. À mon horreur, il avait une blessure au dos et j’ai pu voir également des endroits qui saignaient encore.

J’ai demandé : “Pourquoi avez-vous été battu comme ça ?” Sa réponse a été: “Parce que les chrétiens ne sont pas du monde, de ceux qui se réjouissent d’un voyage à la mer”. C’était donc la raison.

Ils avaient été conduits dans un bois où ils ont été battus avec violence.

Une autre fois, Arno Stegen est venu se plaindre de que les mauvaises herbes poussaient autour des toilettes extérieures. “Quand Oncle Erlo vient ici et veut aller aux toilettes, il doit traverser les mauvaises herbes”. Il nous a incités à couper les mauvaises herbes et à les enlever.

Plus tard, Erlo Stegen est venu et a vu que le jardin était propre et net. Il a demandé qui l’avait fait. Les enfants ont répondu que c’était eux qui l’avaient fait. Alors Arno est venu et les a battus sans pitié en disant qu’ils étaient arrogants et fiers de ce qu’ils avaient fait.


  1. Témoignage d’Erwin Redinger, point 33 

  2. Cf. A.I. Berglund, Zulu Thought-Patterns and Symbolism, 1976, p. 85; dans la langue zouloue le Saint Esprit est appelé uMoya, qui signifie litéralement vent ou air 

  3. W. du Toit, God se Genade, p. 36 

  4. E. Stegen, Revival among the Zulus, 1998, p. 62 

  5. Témoignage d’Erwin Redinger, points 33, 34 et 35 

  6. Interview de D. Stone du 2 juillet 2006 

  7. Interview de A. Williams du 15 juillet 2006 

  8. Erwin Redinger, Commentaires sur les deux livres de Kwasizabantu, 9 novembre 2001 

  9. En missiologie ce processus est l’acculturation (assimilation partielle ou totale d’une culture) 

  10. E. Stegen, Revival among the Zulus, p. 45-48 

  11. E. Stegen, Revival among the Zulus, p. 94 

  12. Interview de N. Ximba du 14 novembre 2004 

  13. Interview de Manfred Stegen du 25 novembre 2004 

  14. Témoignage d’Obed Mbambo en 2001 

  15. Interview de Heinz Bartels du 13 novembre 2004 

  16. Interview d’Abraham Williams du 15 juillet 2006 

  17. Interview de Derryck Stone du 2 juillet 2006 

  18. Interview d’Erwin Redinger du 14 juillet 2006 

  19. Journal Natal Witness du 7 aout 2000, “Exode depuis la trouble Mission Kwasizabantu” 

  20. Barney Mabaso, article du 17 juin 2000 

  21. Interview de Derryck Stone du 2 juillet 2006 

  22. Interview d’Abraham Williams du 15 juillet 2006 

  23. Erwin Redinger, Commentaires sur les deux livres de Kwasizabantu, 9 novembre 2001 

  24. Erwin Redinger, Commentaires sur les deux livres de Kwasizabantu, 9 novembre 2001 

  25. Erwin Redinger, Réflexions sur les premières années de Kwasizabantu, 2000 

  26. H. Ngubane-Sibisi, Body and Mind in Zulu Medicine, 1977, p. 142 

  27. H. Ngubane-Sibisi, Body and Mind in Zulu Medicine, 1977, p. 142 

  28. Témoignage d’Erwin Redinger, point 36 

  29. Commission de l’Alliance Évangélique Sud-Africaine, Rapport concernant la Mission Kwasizabantu, point 4.1, 23 juin 2000 

  30. Les rencontres sous la mer sont des notions que l’on retrouve dans les mythes et les sagas sur les dieux de l’eau des religions animistes d’origine ouest-africaine 

  31. C’est une vue de la religion zouloue traditionnelle qui s’appelle ukaguliswa uMoya. Lorsque quelqu’un éprouve des picotements dans les épaules, il est dit que les esprits essaient de les contacter. Dans la religion zouloue traditionnelle, toute personne à qui cela arrive est considérée comme un candidat pour devenir un isangome 

  32. Interview de Derryck Stone du 2 juillet 2006 

  33. Email de Lorentz Freese du 17 mars 2004 à son beau-frère Erwin Redinger à propos d’un avertissement adressé à Erlo Stegen sur les violences faites aux enfants 

  34. Témoignage de H. Hirth les 7 et 8 octobre 2000 

  35. Interview de B. Mabaso du 15 novembre 2004 

  36. Commission de l’Alliance Évangélique Sud-Africaine, Rapport concernant la Mission Kwasizabantu, 23 juin 2000 

  37. Témoignage de Neville et Byrill Laing du 30 mai 2009 

  38. Journal Natal Witness du 2 février 2000, “Des dizaines racontent leurs expériences d’abus à la Mission Kwasizabantu” 

  39. Témoignage de Kobus du Preez du 23 juin 2000 

  40. M. Frische, H. Trauernicht, J. Trauernicht, Un mariage rompu à Kwasizabantu, 2000 

  41. Commission de l’Alliance Évangélique Sud-Africaine, Rapport concernant la Mission Kwasizabantu, 23 juin 2000 

  42. Commission de l’Alliance Évangélique Sud-Africaine, Rapport concernant la Mission Kwasizabantu, 23 juin 2000 

  43. Ein Nein bleibt ein Nein (Un non reste un non), KSB Alert 

  44. Bräutigam – unbekannt! (*Marié - inconnu !), KSB Alert 

  45. Interview de D. Lütolf en aout 2007 

  46. Prédication de Friedel Stegen lors d’une conférence de jeunes en France en 1998 

  47. Journal Natal Witness du 12 aout 2003, “Un homme étrangle sa victume après un rapport sexuel” 

  48. Interview de B. Stegen du 24 novembre 2004 

  49. Craig Bishop, Mission head’s nephew ‘did father child’, KSB Alert 

  50. Interview de O. Mbambo en 2001 

  51. Interview de N. Ximba le 14 novembre 2004 

  52. Interview d’Erwin Redinger le 14 novembre 2004 

  53. Email d’Erwin Redinger à Albert Pilon le 25 décembre 2005 

  54. Interview de D. Maritz du 28 novembre 2004 

  55. Email de P. Itzacker à ALbert Pilon du 24 mars 2006 

  56. Interview de B. Mabaso du 15 novembre 2004 

  57. Interview de B. Stegen du 24 novembre 2004 

  58. Interview de E. Redinger du 11 novembre 2006 

  59. Interview de N. Ximba le 14 novembre 2004 

  60. Interview de B. Mabaso du 15 novembre 2004 

  61. Email de Kobus du Preez du 24 novembre 2014 

  62. Erlo Stegen, conférence à la journée pour l’église souterraine de Veenendaal, Pays-Bas, 29 septembre 1990 

  63. K. Mathe, Aucune tombe n’est assez profonde pour enterrer la vérité, février 2000 

  64. K. Mathe, Lettre ouverte au journal Natal Witness, 17 février 2000 

  65. J.W. greeff, Main dans la main avec les services secrets du régime d’apartheid, février 2000. Collaborateur de Kwasizabantu, Greeff a travaillé pour les services secrets de 1982 à 1993. 

  66. Interview de B. Mabaso du 9 juillet 2006 

  67. K.H. Wicker, Déclaration concernant ma séparation d’avec KSB, 20 février 2000 

  68. Témoignage de l’ancien conseiller spirituel M. Kästli, KSB Alert